Je ne crois plus en la poltique, je n'ai plus confiance en ceux qui nous gouvernent, ni en ceux qui voudraient bien être califes à la place du Calife. Je ne crois plus en l'intégrité de la grande majorité des médias, ni en la sincérité de nos hommes politiques.

Notre belle démocratie n'est plus qu'un simulacre de gouvernance du peuple, dirigés, conditionnés, lobotomisés que nous sommes. Du passé il ne nous reste que la splendeur de certains de nos chefs d'Etat : De Gaulle le Libérateur, Mitterrand le réformateur, Chirac le "pacifiste". Certes ces grands hommes n'étaient pas parfaits, il n'ont pas fait que des bonnes choses, mais il nous reste d'eux des images fortes.

Que nous restera-t-il d'un Nicolas Sarkozy incapable de se tenir face à un peu d'agressivité ? Imaginez Chirac face à ce même type de remarque... J'ai été troublé par ces visites dernièrement au salon de l'agriculture, à deux jours d'intervale, le "petit" nouveau et le "grand" ancien : deux styles aux antipodes. Je suis surpris également par tout ce que peuvent nous révéler les médias sur la vie politique : entendre un journaliste politique dire qu'il envoie des SMS aux ministres pendant le conseil des ministres parceque c'est le moment ou ils sont le plus "disponibles", conseil des ministres qui semble-t-il se comporte plus comme une cour de récré. Je suis scandalisé de voir a quel points les médias occultent volontairement le travail de certains pour mieux parler des "affaires" et des "peopleries" des autres.

Je suis outré de la tournure que prend la politique d'aujourd'hui, que ce soit au sein de la majorité ou de l'opposition (qui s'oppose fermement cela va sans dire), a quel point cette politique ne repose plus ni sur des idées (certes parfois archaïques), ni sur des faits (puisqu'il n'y en a pas) ni même sur une quelconque ligne directrice (vive l'Unité du PS). Aujourd'hui ce qui compte c'est être là où ça se passe, réagir à tout, quitte à revenir en arrière ensuite, et noyer le poisson pour éviter que le peuple se rende compte de qui dirige vraiment.

l'important semble-t-il aujourd'hui n'est pas ce qu'on fait mais ce qu'on dit. ce n'est pas l'idée que j'ai d'une démocratie.